Monument historique de Fontenay-le-Comte
Les personnages célèbres
Nicolas Rapin
(1535 – 1608)
Claude Tendron
de Vasse
(1773 – 1848)
Octave Guillaume de Rochebrune
(1824 – 1900)
Georges Simenon
(1903 – 1989)
(1535 – 1608)
Nicolas Rapin
Né à Fontenay-le-Comte (Vendée) en 1535 et mort à Poitiers (Vienne) le 16 février 1608, est un militaire et un poète français, connu pour ses écrits satiriques.Issu d’une riche famille terrienne du Bas-Poitou (son frère Aubin a laissé des traces comme financier, puis comme homme d’Église), Nicolas Rapin compte dans sa parenté (les familles Tiraqueau, Brisson, Goguet et Viète) nombre de gens de robe et de receveurs des taxes locales.
Rapin, effectua un passage éclair au barreau de Paris vers 1561, puis revint à Fontenay-le-Comte, entre 1562 et 1585. Il y épouse Marie Poitier le 27 août 1562. Jusqu’en 1568, il se consacre à son activité d’avocat et à la gestion de ses biens.
Il est maire de sa ville, en 1569, quand, à cette date, la cité fut enlevée par les protestants. Rapin ne fut pas compris dans les personnalités graciées. Il s’évada, et ne quitta plus guère les armes. Il se fit remarquer au cours du siège de Poitiers par les huguenots, composa une élégie aux morts catholiques et gagna ainsi l’estime du roi Charles IX. Le 30 décembre 1570, le roi le fit assesseur à Fontenay.
Le titulaire protestant de l’office dont l’a pourvu Charles IX protesta. Rapin se rapproche pendant ce temps des milieux littéraires parisiens. Il publie en 1575 les Plaisirs du Gentilhomme champestre dédiés à Guy du Faur de Pibrac. Le succès de son poème lui vaut d’être en 1576, pourvu de l’office de vice-sénéchal du Bas-Poitou. Ce juge botté, résidant à Fontenay ou à Niort, est alors d’une extrême sévérité contre les brigands, les déserteurs et les huguenots. Alors qu’il rime avec » La Puce de Madame des Roches« , il menace vers la même époque Françoise de Rohan, car elle abrite sur ses terres des amis Protestants.
Après son exécution des arrêts criminels des Grands Jours de Poitiers en 1579, il est appelé à Paris. Il se lie à Jacques-Auguste de Thou, renforce son pouvoir, se lie au président Harley. Enfin, grâce à la protection de ce dernier, il est nommé en 1586 lieutenant de robe courte et grand prévôt de la connétablie. Il vend sa charge de sénéchal à Jean Tiraqueau.
Aux États généraux de Blois, il défend avec vigueur la royauté. Tout en se mêlant à la vie littéraire lors des funérailles de Ronsard ou par sa paraphrase des « Sept Psaumes Pénitentiels », ou encore sa traduction des « Remédia amoris ».
Rapin s’oppose à la Ligue, par la plume, en dressant l’épitaphe du duc de Joyeuse et par ses poèmes sur les victoires de l’armée royale. Lors de la journée des barricades, jugé trop timide par le parti des seize, il est contraint de fuir et rallie le camp d’Henri III. Prévôt de l’armée du Poitou, commandée par le duc de Nevers en 1589, prévôt général des bandes, ou de la Connétablie et Maréchaussée de France, il fait partie de ceux qui, avec Jacques-Auguste de Thou réclame à Henri de Navarre de venir au secours d’Henri III. Après l’assassinat de ce roi, Rapin combat à Arques. Son ascension se fait sur les champs de bataille, à Ivry, ce qui lui vaut d’être anobli en octobre 1590. Chargé de missions de confiance comme la levée d’impôts arriérés, il est nommé Prévôt général en 1594.
Après l’attentat de Jean Châtel, il mène une lutte sans merci contre les Jésuites. On le retrouve à Pougues (en 1598) où il soigne sa gravelle, en Savoie, où il rend visite à Théodore de Bèze et enfin chargé du maintien de l’ordre pendant l’exécution du maréchal de Biron (le 31 juillet 1602). Son activité se rapproche de celle d’un agent de la police politique (alors que sa carrière poétique se poursuit et qu’il fait école avec son neveu Hilaire Cailler, Salomon Certon3, Odet de La Noue, Jacques Gillot, d’Aubigné…)
Parvenu à un âge où les combats le lassaient, Rapin résigne son office le 1er janvier 1605. Il prend sa retraite à Fontenay, à Terre Neuve, bâti pour lui en 1580, où il reçoit ses amis, dont Sully (en 1604). Il y apprend le grec , compose des pièces de circonstance, s’adonne à des divertissements littéraires. À la fin de l’année 1607, l’hiver le surprend à Poitiers. Il rédige son Testament le 25 janvier 1608, et meurt le 16 février.
Charles d’Esprisse affirme dans ses Mémoires de plusieurs choses considérables avenues en France, avec quelques récits touchant les affaires des pays voisins, depuis le commencement de l’année 1607, où finit l’histoire de Jacques Auguste de Thou, publiés en 1634 chez Thomas Blaise, que Nicolas Rapin mourut le 1″ février 1608 des suites du froid dont il avait souffert pendant un voyage de Poitiers à Paris.
Le père Garasse, jésuite qui le confessa ce jour-là, avec le père Jacques de Moussi, donna ultérieurement un récit détaillé de ses derniers instants. Selon son rapport, Rapin vécut l’espace de « soixante-quatorze ans avec un assez grand libertinage, le reconnut mais confessa que jamais il n’avait été Huguenot, ni incertain dans sa croyance, quoiqu’il eût vécu familièrement parmi eux. Il ajouta qu’il avait grandement haï les jésuites mais qu’il avait tout fait pour empêcher que l’athéisme ne s’enseignât publiquement dans Paris arguant pour cela qu’il avait fait pendre un des marchands familier de la Pléiade semant parmi les poètes de très méchantes et abominables maximes contre la divinité…
Le dernier récit de ce père Jésuite ressemble à une affabulation
En correspondance avec les meilleurs esprits de son temps, D’Aubigné, Jacques Auguste de Thou, Pasquier, les Dupuy, Scaliger, Rapin connut le succès dès 1575. Il écrivit onze mille cinq cents vers dont un cinquième en latin et beaucoup circonstanciels. S’il brille dans les genres brefs, odes, épigrammes ou sonnets, son inspiration le plus souvent rustique, gaillarde et plaisante ne passa pas la rampe des siècles. Engagé dans les luttes de son temps, Rapin composa quelques vers édités à la suite de la Satire Ménippée et l’on croit souvent qu’il a directement participé à la rédaction de ce pamphlet dirigé contre la Ligue, écrit en collaboration avec Pierre Pithou et Jean Passerat et dont le nom entier est Satyre Menippée de la vertu du catholicisme d’Espagne et de la tenue des États de Paris, à laquelle est ajoutée un Discours sur l’interprétation du mot de Higuiero del Infierno & qui est l’auteur. Plus le regret sur la mort de l’Asne Ligueur d’une Damoiselle, qui mourut pendant le Siège de Paris, édité par les héritiers de Mathias Kerner à Ratisbonne.
Il a laissé en outre deux livres d’épigrammes latines, des odes, stances, sonnets, épîtres, et a chanté les Plaisirs du gentilhomme champêtre, son seul ouvrage qui a traversé le temps.
« O inconstante mer, et ô sablon moqueur Je ne veux plus graver ce chiffre qu’en mon cœur Où la mer ny la mort ne sçauroient faire outrage ».
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr) Source : Article Nicolas Rapin de Wikipédia en français (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Rapin)
(1773 – 1848)
Claude de tendron
de Vasse
Député de Vendée du 17/04/1823 au 24/12/1823, puis du 25/02/1824 au 05/11/1827, il fût également maire de Fontenay le Comte de 1821 à 1831. Il fit l’acquisition de Terre Neuve en avril 1805, puis le transmis à son petit fils, Octave de Rochebrune, en 1848.
(1824-1900)
Octave Guillaume de Rochebrune
Petit-fils du Comte de Vassé, Octave de Rochebrune est l’ artiste qui mettra véritablement Terre Neuve en valeur: achetant divers fragments architecturaux en provenance du château de Coulonges-les-Royaux alors en ruine, et rassemblant nombre d’ objets anciens, objets d’ art et d’originales collections.
Enfant, Octave de Rochebrune découvrit très tôt sa vocation pour le dessin; ne cessant d’ étudier et de progresser, plus spécialement attiré par les reproductions architecturales des grands monuments, il figurera dès 1845 dans des salons d’ exposition .
Puis des amis dont Benjamin Fillon avec lequel il étudie l’ archéologie, lui feront découvrir les magnifiques eaux fortes gravées par Charles Meryon sur plusieurs monuments de Paris, et ce sera la révélation d’ une nouvelle passion.
Octave de Rochebrune va installer dans une salle du château tout le matériel nécessaire à cet art, et les presses que l’ on peut toujours admirer lors de la visite; méthodiquement et avec patience, il va apprendre à graver, préparer ses vernis , manier l’ acide, et commencer à éditer des œuvres inspirées par les églises, châteaux, et paysages de son environnement.
A partir de 1861, il élargira son champ d’ inspiration à travers toute la Vendée et laissera de précieux documents concernant sa province; c’ est ensuite qu’ il entreprendra la gravure des immenses planches de prestigieux monuments: Chambord, Blois, Chenonceaux… avec une maîtrise parfaite, au total une œuvre impressionnante de 492 cuivres d’ une rare qualité.
(1903 – 1989)
Georges
Simenon
Terre-Neuve : L’Âge d’Or Vendéen (1940-1942)
Fuyant les tourmentes de la guerre et l’agitation des villes, Georges Simenon s’installe au Château de Terre-Neuve le 22 septembre 1940. Il y restera jusqu’en juillet 1942. Dans ce cadre grandiose, isolé du monde, l’auteur va connaître l’une des périodes les plus prolifiques et les plus cruciales de sa carrière. Entre ces murs, il donne naissance à 10 ouvrages majeurs, alternant entre les enquêtes du commissaire Maigret, ses célèbres « romans durs » et ses premières œuvres autobiographiques.
L’Hiver 1940-1941 : L’installation et les grands classiques
À peine installé dans le calme du château, Simenon retrouve un rythme d’écriture effréné :
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Cécile est morte (Maigret – décembre 1940) : L’une des enquêtes les plus sombres et les plus réussies du célèbre commissaire naît au cœur du premier hiver de Simenon à Terre-Neuve.
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Le Voyageur de la Toussaint (Roman dur – février 1941) : Imprégné de l’atmosphère de La Rochelle qu’il vient de quitter, Simenon signe ici un chef-d’œuvre de tension psychologique et de critique sociale.
L’Année 1941 : La naissance des « Romans Durs » et l’ancrage local
Inspiré par la région et la vie rurale, il enchaîne les récits où la psychologie humaine est poussée dans ses retranchements :
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La Veuve Couderc (Roman dur – mai 1941) : Un huis clos tragique et charnel, devenu un classique de sa bibliographie.
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Signé Picpus (Maigret – juin 1941) : Le commissaire Maigret reprend du service sous les fenêtres de Terre-Neuve dans une intrigue menée tambour battant.
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Le Fils Cardinaud (Roman dur – 1941) : Une œuvre puissante dont l’intrigue se déroule en Vendée, aux Sables-d’Olonne, ancrant encore un peu plus l’auteur dans son territoire d’adoption.
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Le Rapport du gendarme (Roman dur – 1941) : Un roman directement imprégné du cadre architectural et géographique du domaine, faisant subtilement écho aux Coteaux du Gros Noyer qui jouxtent le château.
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Oncle Charles s’est enfermé (Roman dur – fin 1941) : Une plongée fascinante dans les secrets de famille et les silences bourgeois.
Le Tournant Littéraire : L’autobiographie et les adieux (1941-1942)
C’est à Terre-Neuve qu’un diagnostic médical erroné (un médecin lui annonce à tort qu’il n’a plus que quelques années à vivre) pousse Simenon à se pencher sur son propre passé :
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Je me souviens (Autobiographie – commencé en avril 1941) : Conçu initialement comme un journal intime dicté pour son jeune fils Marc, afin de lui raconter ses origines familiales.
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Pedigree (Roman / Autobiographie – début 1942) : C’est à Terre-Neuve que naît son œuvre maîtresse. Sur les conseils de son ami André Gide, venu lui rendre visite, Simenon décide de transposer les souvenirs de Je me souviens dans un immense roman fleuve à la troisième personne.
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La Fenêtre des Rouet (Roman dur – achevé le 7 juillet 1942) : Commencé lors d’une brève échappée sur la côte à La Faute-sur-Mer, ce roman de l’isolement et du voyeurisme est achevé au château, marquant la fin de son séjour à Terre-Neuve avant son départ pour Saint-Mesmin.
. Par ailleurs dans « Maigret à peur » (1953) l’action de l’intrigue se déroule à Fontenay le Comte.
